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Questions et réponses
sur le naturisme en général
(et sur le naturisme à Natmur)

Voici, en vrac, une série de questions
que se posent généralement les non-naturistes
ou d'objections qu'ils soulèvent.
En cliquant sur chaque thème abordé,
vous accéderez directement à la réponse.
Et, en fin de réponse, il vous sera proposé de revenir ici,
afin de sélectionner un autre thème qui vous intéresse.
Mais vous pouvez aussi, bien sûr, tout lire de haut en bas !

Spécifiques (à chaque sexe ses petits soucis...)
Menstruations et naturisme
Peur de l'érection

Générales
Le naturisme, à quoi ça sert ?
C'est pour qui ?
Limites d'âge
La première fois
Je ne suis pas assez bien foutu(e)
Epilation, pilosité
Tatouages et piercings
Handicap, infirmité, amputation
 
S'inscrire seul(e) quand on est en couple
Nudisme et naturisme, quelle différence ?
Célibataires, divorcés, veufs...
Nudité obligatoire lors la première visite
Qu'en est-il des photos?
Naturisme et météo belge
Faut-il être écolo, bio, etc...
Naturisme et (bonnes) mœurs
Enfants et naturisme
Comment savoir si ça me plaira ?
Obligé(e) d'être vraiment tout le temps tout(e) nu(e) ?
Regards sur la "beauté"
Précautions particulières
Hygiène
Pères fondateurs (en France)
Naturisme et désir
Chaud / froid : un peu de science

"Durant mes règles, je n'ai pas envie que tout le monde voie la ficelle du tampon."
"Pendant mes règles, serai-je privée d'activités naturistes ? Po
urrai-je (devrai-je) garder un slip de bain ?" 

Pour les naturistes, "Une souris blanche égarée Pour les s'maines d'amour férié" (Renaud, Dans ton sac) et sa petite queue blanche ne posent pas plus de problème qu'un sparadrap sur une coupure. Mais si ça vous embarrasse qu'on voie la ficelle, vous pouvez la recouper et/ou la cacher.
Ou intéressez-vous à la coupe menstruelle...

Ce problème étant réglé et les menstruations n'empêchant d'aucune façon la pratique du naturisme, vous ne serez pas renvoyée et n'aurez pas à porter de slip de bain.

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"Et si j'ai une érection ?"

C'est assurément la question la plus fréquemment posée... par les hommes !

Posez-vous alors la question suivante : "Est-ce que j'ai des érections sur une plage où les dames et demoiselles ne sont que (très) légèrement vêtues et parfois même fichtrement affriolantes ?". La réponse qui vaut ici vaudra aussi dans un environnement naturiste.   

Soyez d'ailleurs assuré que le problème ne se pose pas fréquemment, loin de là. L'érection n'est pas déclenchée par la simple vue d'un corps nu (ou pas) mais bien par sa convoitise.
D'autre part, et aussi surprenant que ça puisse sembler, voir plein de gens nus n'a rien d'excitant.

"Beaucoup de jeunes garçons hésitent à faire l'expérience du naturisme par peur d'avoir une érection à la vue des jeunes filles nues. Cette peur n'est pas fondée. Il est extraordinaire de constater que le cerveau, qui est le maître de l'érection, intègre les données de la situation et tout se passe bien."

(extrait de "Se mettre à nu : une expérience libératrice et harmonisante")

Et si, malgré tout, ça se produit: plongez-vous dans l'eau la plus proche ! Ou étendez-vous sur le ventre et fermez les yeux, le temps que ça passe (vous pouvez-même distraire votre cerveau en faisant des tables de multiplications, par exemple, ou en pensant à votre patron, pourquoi pas...).

Lire aussi : "De la peur de l'érection au plaisir d'être nu : ma première fois en camping naturiste"

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"Le naturisme, à quoi ça sert ?"

Pour répondre à cette question, commençons par nous en poser une autre :

"Les vêtements, à quoi ça sert ?"

Protéger
guerre du feu 1BLa fonction première des vêtements est d'ordre purement utilitaire : c'est la peau de bête de nos lointains ancêtres, qui les protégeait du froid, éventuellement des éraflures. C'est aussi, hé oui, l'armure des chevaliers du moyen-âge, le scaphandre du capitaine Haddock, la combinaison spatiale de Dirk Frimout, les tenues ignifugées des pompiers et les gilets pare-balles des policiers d'aujourd'hui...

Les uns comme les autres se débarassent bien évidemment de ces protections dès qu'elles sont inutiles, pour retrouver leur liberté de mouvement.
Ce côté strictement utilitaire a très longtemps été la seule raison de porter des vêtements. 

Déguiser et remodeler
La notion de "déguisement" s'est ensuite greffée sur cette fonction de base : l'homme a compris qu'en modifiant son aspect, grâce au vêtement (au sens large, incluant donc aussi les peintures sur la peau, les masques et d'autres accessoires), il pouvait se fondre dans son environnement lors de ses chasses, effrayer les tribus ennemies ou sembler plus dangereux aux yeux de ses prédateurs. 

corsetLe vêtement a donc servi et sert encore à transformer l'aspect du corps. Il peut tout aussi bien en masquer ou corriger les infirmités et les défauts que mettre en valeur certaines de ses parties (les soutiens-gorges "push-up" ou rembourrés sont des exemples actuels). Il peut aussi faire paraître plus grand (les semelles compensées, voire le hennin -coiffe conique en vogue au XIII° siècle-), plus mince (la gaine), plus cambrée (la tournure -ou faux-cul- de la fin du XIX° siècle ou les talons-aiguilles d'aujourd'hui), mieux "membré" (l'étui pénien de certaines peuplades ou la braguette rembourrée de la Renaissance), plus fine de taille et plus large de hanches (le vertugadin des XVI° et XVII° siècles), plus fin du pied (les escarpins pointus), etc. Le port d'un vêtement-déguisement est donc une façon de paraître différent que ce que l'on est.
Au-delà de cette transformation de l'aspect, le vêtement et ses accessoires ont aussi servi à transformer, à remodeler le corps lui-même : pieds des chinoises ou cou des femmes-girafes, tailles de guêpes corsetées de nos arrière-grands-mères en sont des exemples bien connus.
Le déguisement utilitaire est donc devenu, progressivement, un outil de séduction.

Différencier et réunir
kiltsOn le sait moins, mais, en tout cas sous nos latitudes, le vêtement a longtemps été unisexe et uniâge à l'intérieur d'une même communauté : homme ou femme, adulte ou enfant, tout le monde portait en gros la même chose. Ce n'est qu'à partir du XI°-XII° siècle que les vêtements ont commencé à se différencier.

Pourtant, très tôt dans l'histoire, le vêtement a été un signe distinctif très important : c'est grâce à lui qu'un Éburon identifiait de loin un Bellovaque et un Rème, que les Gaulois reconnaissaient leurs envahisseurs romains, que les Mac Gregor se différenciaient des Mac Allister (grâce à leurs kilts), que les armées se savaient alliées ou ennemies sur le champ de bataille de Waterloo. C'est aussi pour cela que les casques à pointe des Allemands se distinguaient des casques ronds des Français.
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une certaine façon, on est toujours ici dans le registre du déguisement. Et, à ce propos, on peut évoquer certains groupements folkloriques et écouter ce qu'ils disent de leur harnachement. Quand, par exemple, on interroge les Gilles de Binche, ils disent très souvent que le simple fait d'enfiler leur tenue les fait, réellement, devenir quelqu'un d'autre. Exactement comme s'ils entraient dans une autre peau, à la manière des acteurs. Par ailleurs, ils insistent sur le fait qu'une fois le costume revêtu, les différences sociales disparaissent : il n'y a plus ni banquier, ni ouvrier, ni prof d'univ' ni instit'. Il n'y a plus que des Gilles de Binche.
Et s'il est vrai -et frappant- que leur discours est, à ce niveau, identique au discours naturiste, il y a quand même une sacrée différence : dans leur cas, l'égalité se construit grâce à l'entrée dans un rôle commun, dans une autre peau commune ; dans notre cas, l'égalité se construit à travers l'abandon de tout artifice et le retour à la sincérité intégrale, à la vérité toute nue de notre seul corps et de notre seule personnalité.
Autrement dit, d
'un côté, à travers le besoin d'être identiques, on est dans l'abandon, dans la négation de la singularité et, de l'autre, on se trouve au plus proche de son identité propre et de sa revendication : "Me voilà tel que je suis".

En imposer
pstpie10.2Parallèlement, le vêtement est devenu un marqueur social : les pharaons, par exemple, étaient plus richement vêtus que les manants, de même que Charlemagne, Louis XIV et Nicolas Sarkozy. Les grands-prêtres assyriens, les évêques, archevêques, papes, popes et autres dignitaires religieux se distinguaient aussi de leurs ouailles par des tenues qui en imposaient. Le tablier de l'instituteur, la soutane du curé, le costume et le haut-de-forme du banquier avaient exactement la même fonction. De même que les gallons, plus ou moins nombreux, portés par les officiers de toutes les armées du monde.

Cacher
INFANTEBProgressivement, la dimension de "voile pudique" s'est ajoutée aux dimensions précédentes. Quelle que soit la température, quel que soit le rang, il y avait des parties du corps qu'il n'était plus bon de montrer. Ces notions-là (ce qu'on peut ou ne peut pas laisser voir, ni même entrevoir) ont été et sont encore extrêmement relatives et donc subjectives. Elles ont aussi varié à travers les époques (les premiers athlètes olympiques concourraient nus ; nos arrière-grand-mères ne pouvaient pas laisser voir leurs chevilles, et ne sortaient pas "en cheveux" ; dans les années '60-'70, la piscine de Salzinnes (Namur) arborait un panneau "Bikini interdit"), selon les cultures (ce qui peut être vu ou pas n'est pas pareil en Inde, en Afrique noire, en Arabie, en Suède ou en Belgique), selon les endroits (on peut être en bikini sur la plage, mais pas dans les rues et commerces de la ville attenante, par exemple) ou encore selon le niveau ou le type d'activité (il fut un temps, pas si lointain, dans nos contrées, où les femmes pouvaient faire du monokini pour autant qu'elle ne bougent pas ; sitôt debout, sitôt en marche vers la mer, elles devaient remettre le haut).
Tout cela est très codifié (sans forcément être inscrit dans une loi ou un règlement) et on devine bien sûr la main des religions derrière ces normes. Par ailleurs, comme dans beaucoup d'autres domaines, il y a aussi des effets de balancier : à une époque plus libre succède une période plus rigoriste avant qu'une autre ère de liberté revienne et ainsi de suite... (il suffit, pour s'en convaincre, de comparer les décolletés féminins dans les gravures de mode des XVII°, XVIII° et XIX° siècles ci-dessous).
C'est cet effet de balancier qui explique qu'aujourd'hui, plus de 50 ans après la libération des mœurs initiée à la fin des années '60, il ne soit pas rare de voir, par exemple, des gamines de 4 ou 5 ans, voire moins, affublées d'un haut de bikini à la plage, alors qu'objectivement elles n'ont pas plus à cacher que leurs frères. Outre le fait que, la plupart du temps, ce morceau d'étoffe ne reste pas en place et s'avère, pour elles, plus gênant qu'autre chose, ça en dit long sur l'enfermement mental de leurs parents et sur le conditionnement précoce qu'ils pratiquent à l'égard de leur fillette.
Et on en arrive parfois à des situations cocasses, sinon ridicules, pour peu qu'on y réfléchisse : certains vêtements ne servent qu'à en cacher un autre qui, lui, cache le corps ! C'est ainsi que, par exemple, les joueuses de tennis enfilent une culotte "que l'on peut voir" pour masquer un sous-vêtement qu'elles ne veulent pas montrer... Voire à des situations aux relents sexistes : il est de bon ton, pour les jeunes gens d'aujourd'hui, de laisser le haut de leur boxer dépasser largement du pantalon ; mais que les jeunes filles ne s'avisent pas de laisser entrevoir le haut de leur slip, ou pire encore de leur string (ce qui était plutôt tendance il y a quelques années, d'ailleurs) !

Paraître
modes 17 18 19emes sièclesA cela s'est ajouté le facteur "mode" : au XVIII° siècle, dans la haute société en tout cas, on ne s'habillait plus comme au siècle précédent, et pas encore comme au suivant. Mais il s'agissait, à l'époque, de cycles plutôt longs, sans doute en partie liés aux progrès de la technique (de filature et de tissage, par exemple) ainsi qu'à la diffusion encore réduite des informations et des "tendances du moment" (même si les premiers articles de mode sont publiés dès le XVII° siècle, les premiers magazines dédiés datent de la deuxième moitié du XVIII° siécle).

De nos jours, les vêtements et les accessoires vestimentaires sont toujours porteurs de ces principaux aspects : ils doivent être protecteurs et fonctionnels. Pour certains, ils doivent aussi être "fashion" (ou en tout cas correspondre à un certain style). Ils doivent aussi être adaptés à notre échelle (personnelle et/ou sociale) de pudeur. De plus, ils doivent concilier deux souhaits apparemment opposés : singulariser celui ou celle qui le porte ("pas question de croiser quelqu'un qui porte la même chose que moi !") et, en même temps, être un signe de reconnaissance et d'intégration communautaires ("j'adhère au port de la burqa ou de la jupe courte, du costume trois-pièces ou du jeans-t-shirt"). Par ailleurs, pour certains, le côté "marqueur social" est un critère primordial dans le choix du contenu de leur dressing (ainsi que dans le choix de leur voiture, et de leur maison, et de leur montre, etc. Voire de leur conjoint...).

Faire tourner le business
VITRINELe vêtement est aussi devenu, assez récemment, une variable économique. C'est ce qui explique les cycles de plus en plus courts de la mode : pour assurer la rentabilité des usines et de tout ce qui tourne autour du vêtement (ainsi que les bénéfices et... l'emploi qui en découlent), il faut que le contenu des garde-robes soit régulièrement renouvelé. Pas parce qu'il est usé, ou devenu trop petit ou trop grand, mais simplement parce qu'il a été acheté "la saison dernière", qu'il n'est donc plus, de facto, dans l'air du temps (dicté par la mode), qu'il est donc plus que temps d'en changer, faute de quoi il donnera immanquablement à son/sa propriétaire une image de personne "dépassée" si il/elle ose encore le porter. 
Pire : certaines tenues, dans certains milieux, ne sont portées qu'une seule fois ! Parce qu'elles perdent aussitôt leur côté "nouveauté" et donc leur intérêt.
(Le vêtement jetable pour tous, c'est le rêve ultime de l'industrie de l'habillement. Et, puisqu'on a déjà remplacé les mouchoirs de batiste par des mouchoirs en papier, elle y croit dur comme fer et y travaille d'arrache-pied !  Il y a quelques dizaines d'années, on a d'ailleurs vu des slips jetables en vente dans les grandes surfaces ; ça a sans doute été un flop puisqu'ils ont rapidement disparu des rayons).

Être une pub' en soi
Enfin, et c'est loin d'être négligeable, le vêtement est devenu, en soi, un objet publicitaire : s'il porte telle étiquette, s'il arbore tel logo, il est non seulement "trendy" mais en plus il transforme celui ou celle qui le porte en homme-sandwich (à la différence que les hommes-sandwich étaient payés pour ce job et qu'ici on paie pour le faire...).

Signaler
18671327 1388222954571971 404090594161641654 nA la lecture de ce titre, on pensera bien évidemment aux vêtements réfléchissants des cyclistes, motards, policiers et pompiers, et automobilistes en panne.
Mais au-delà de cette fonction signalétique utilitaire, il semble que pour certains le vêtement est aussi une sorte de feu tricolore : selon la longueur de la jupe qu'elle porte (ou la profondeur de son décolleté, ou la hauteur de ses talons), une femme sera perçue comme prude (feu rouge), sexy (feu orange) ou "en chaleur" (feu vert). Et c'est sans doute, plus ou moins consciemment, pareil pour certaines femmes qui regardent les hommes.
On préfère ne pas savoir quel adjectif qualifierait, selon celles et ceux-ci, un(e) naturiste...

On le voit, le rôle et les valeurs assignés au vêtement sont bien plus larges et bien plus complexes qu'à l'origine. Pour autant, sa fonction de base reste la même, quelles que soient les époques et les ciconstances : protéger le corps des agressions extérieures (température, ronces, cailloux au sol, etc... et éventuellement regards obliques).

Retour à la question de départ
600 446069423Le naturisme tend précisément à rendre au vêtement ce rôle initial : exit ses fonctions accessoires ! Les naturistes ne s'habillent plus que quand c'est réellement utile-nécessaire-indispensable. Pour autant, dans les moments et/ou les lieux où le port du vêtement est socialement imposé, ils ne revêtent ni peaux de bêtes, ni sacs de jute : comme tout le monde, ils portent alors des vêtements "normaux" et, la plupart du temps, seyants -au moins à leurs propres yeux-, assumant au passage leurs éventuelles contradictions ("Sus à la mode et aux prescrits sociaux-moraux-religieux, sauf si je dois m'habiller").

Ceci dit, et sans doute est-ce le plus important, au-delà du simple fait de laisser tomber le maillot, la nudité pratiquée en société ouvre la porte à bien d'autres aspects qui sont abordés ailleurs sur ce site : l'humilité, le respect, la tolérance, la relation vraie, l'attention à notre environnement, un souci plus grand accordé à une vie saine (et donc à une bonne santé), ... Et cette pratique ouvre également -et à double battants- la porte à des plaisirs insoupçonnés, tels que ceux abordés dans la deuxième page

Enfin, et on le verra plus loin sur cette page, le naturisme est, en tout cas pour certains, une forme de thérapie, si pas de médecine. On parlait même, fin du XIX°-début du XX° siècle, d'héliothérapie (thérapie par le soleil).

"Le mot naturisme existe depuis la fin du XVIII° siècle : pour la première fois, en Belgique, le docteur Planchon l'utilise comme titre d'une communication où il prône une meilleure hygiène de vie par l'observation des "lois naturelles". Ainsi, dès son origine, le mot naturisme associe associe les idées de santé et de nature" 
(Francine Barthe-Deloizy, dans "Le naturisme : des cures atmosphérique au tourisme de masse")

"À l’époque, la tuberculose faisait des ravages et ce n’est que vers la fin des années 40 qu’on trouvera des remèdes médicamenteux. Avant, les malades qui en avaient les moyens faisaient des cures de grand air et de soleil dans les sanatoriums surtout dans les montagnes suisses comme à Davos. L’héliothérapie connut son heure de gloire. On découvrit que le soleil synthétise la provitamine D qui fixe le calcium dans les os. Donc il faut du soleil aussi contre le rachitisme et l’ostéoporose."
(Anne Lauwaert, dans "Plages : du naturisme au burkini", sur le site LesObservateurs.ch)

Mais à part ça, effectivement, le naturisme ne sert à rien...
Il est tout aussi inutile que le port d'un maillot sur la plage, en été.

PS: rassurez-vous, toutes les réponses ne sont pas aussi longues que celle-ci !
Mais vous avez bien mérité une petite pause (un entracte, comme on disait avant)
qui illustre très bien, en vidéo, une partie de ce qui vient d'être écrit :

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 L'histoire du maillot masculin est ici.

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"Le naturisme, c'est pour qui ?" 

Les naturistes sont des personnes qui, presque par définition, sont plutôt ouvertes d'esprit. Il faut, assurément, un certain esprit critique (vis-à-vis de l'éducation reçue, par exemple) et une certaine liberté de pensée (en dehors des "convenances") pour prendre la décision de se mettre nu en présence d'autres personnes, qu'elles soient parfaitement inconnues ou -ce qui est parfois plus difficile- qu'elles soient plus familières. 
Ça, c'est pour ce qui concerne le profil moral.

Pour ce qui concerne le profil physique, vous pensez peut-être que le naturisme est réservé aux (jeunes) hommes et (jeunes) femmes bien foutu(e)s. Et bien, détrompez-vous!

NaturismeOn trouve dans les clubs, comme dans les centres de vacances naturistes, la même variété de profils physiques que dans la vie et sur les plages "textiles" : des petit(e)s et des grand(e)s, des gros(se)s et des minces, des jeunes et des moins jeunes, des "canons" et des "boudins" (encore que ces notions soient très relatives : la "beauté" dépend du regard de celui qui la "jauge", sans parler de l'époque -souvenez-vous, par exemple, de l'idéal féminin de Rubens- ou de la contrée).

Soyez-en de toute façon certains : il n'y a aucun autre endroit qu'un environnement naturiste où ces différences ont si peu d'importance et où chacun (et chacune) se sent et est réellement respecté(e) dans sa globalité (et pas "jugé(e)" sur son apparence).

En bref, on n'est là ni pour se montrer, ni pour se regarder les un(e)s les autres. On a juste décidé de ne pas se cacher, d'accepter d'être vu(e) tel(le) qu'on est (tel qu'on naît, aussi...). En toute simplicité!

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"A partir de quel âge peut-on être membre de Natmur ?"
"Jusque quel âge peut-on être naturiste ?"

christiane lecocq 81 ans film vivre nuLe naturisme apporte ses bénéfices quel que soit l'âge. Il n'y a donc pas d'âge minimum ni maximum pour être naturiste.
Au sein de Natmur, notre cadet a quelques mois et notre aîné vient de fêter ses 90 ans. Et Christiane Lecoq (magnifique à 81 ans sur la photo ci-contre), une des pionnières du naturisme en France qui est décédée en 2015 à 103 ans, a pratiqué le naturisme jusqu'à la fin de sa vie.  

Toutefois, les nouveaux membres qui s'inscrivent à titre personnel doivent avoir au moins 18 ans.

Jusqu'à leur 18° anniversaire, les enfants des Natmurois sont de facto membres de Natmur.
A dater de cet anniversaire, ils doivent s'inscrire personnellement.

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"Ça fait quel effet, la première fois ?"

La première fois se passe généralement en deux phases.

Il y a d'abord les semaines, les jours, les heures, les minutes, les secondes avant le moment où on se met nu au milieu d'inconnus.
Dans cette phase, on se pose des tas de questions : "Comment va-t-on me regarder ? Et si je rencontre quelqu'un que je connais ? Quel effet ça va me faire de voir tant de gens tout nus ? etc."
Et cette phase va durer aussi longtemps qu'on ne franchit pas le pas.

Et puis, il y a les secondes, les minutes, les heures, les jours et les semaines qui suivent le moment où on a laissé tomber le dernier morceau d'étoffe.
Et là, on s'aperçoit que les questions qu'on se posait, que les appréhensions que l'on ressentait se sont envolées d'un coup, en même temps que le tissu !
Personne ne vous regarde réellement, voir tant de gens nus ne vous pose aucun problème et, si vous rencontrez quelqu'un que vous connaissez, vous serez surpris de voir à quel point ça n'a aucune importance de le voir nu et qu'il vous voie nu.
Et on a juste une envie : retrouver au plus tôt les circonstances favorables, pour recommencer, encore et encore.

On trouve facilement, sur internet, des tas de témoignages sur le thème de cette première fois-là.
En voici un très détaillé, rédigé par un homme et publié sur le site de la FBN
Et en voici un autre, en vidéo : Zita y raconte ses premiers pas dans le naturisme, d'une façon très actuelle, très naturelle, très cash... C'est un extrait (le plus intéressant à nos yeux) d'un reportage beaucoup plus long, qui n'est plus disponible.
Si cela vous intéresse, vous en trouverez certainement d'autres, en tous genres...

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"Je suis bien trop mal foutu(e) ! Que va-t-on penser de mes seins et/ou de mes fesses et/ou de mon ventre et/ou ... ?"
"Que pensera-t-on de moi si je suis épilé(e) intégralement (ou un peu, ou pas du tout) ?"

La réponse est simple: peu importe !

La clé de tout ça est : rester soi-même. En effet, ce n'est pas la peine de se mettre nu si c'est pour se sentir obligé de se déguiser !
Inutile, donc, de changer ses habitudes pour obéir à une mode ou pour ressembler à ses voisins, au risque de se sentir mal à l'aise.
Il n'y a qu'une seule limite à ne pas franchir : celle qui sépare la nudité naturelle de l'inconvenance...

Pour le reste, laissez tomber le maillot sans honte et savourez pleinement votre nouvelle légèreté !
Et vous constaterez plus que probablement que, en vous débarrassant de ces quelques centimètres-carrés de tissu, vous vous débarrasserez en même temps de vos complexes...

Et puis, surtout, soyez certains que tous les naturistes ne sont pas des canons (au sens de la mode) ou des éphèbes !
Soyez aussi bien conscients qu'un maillot, quel qu'il soit, ne cache pas vraiment vos formes...

nous nues sur la plage      nous nues sur la plage2

nous nues sur la plage4

(cet article a été inspiré par celui-ci)

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"Je suis tatoué(e) et/ou je porte des piercings: est-ce un problème ?"

La réponse varie selon les endroits : certains clubs et centres de vacances sont plus tolérants que d'autres.

A Natmur, les porteurs de tatouages sont acceptés, pour autant que la surface tatouée soit limitée et que les motifs ne revêtent aucun caractère sexuel ou agressif.
Par contre, le port de piercings à caractère sexuel (seins, sexe) n'est pas admis à Natmur. Si vous en êtes porteur ou porteuse, il vous est demandé de retirer ces piercings lors de votre participation aux activités de notre club.
Ces règles, édictées par la FBN (Fédération Belge de Naturisme), sont également valables dans les autres clubs belges reconnus par cette fédération.

En cas de doute, n'hésitez pas à nous en parler ouvertement.

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"J'aimerais faire du naturisme mais, amputé(e) d'une partie de mon corps, j'appréhende les regards." 
"J'aimerais faire du naturisme mais, porteur(euse) d'une stomie, j'appréhende les regards." 
"J'aimerais faire du naturisme mais, en tant que nain(e), j'appréhende les regards." 

Toutes ces questions pourraient se résumer par :

"Je suis différent(e), serai-je accepté(e), ne me regardera-t-on pas de travers ?"

Et la réponse est la même que ci-dessus: peu importe que vous soyez différents !

Naturistes ou pas, nous sommes tous différents et c'est ce qui fait la richesse de la vie en société. Rêvez-vous d'un monde de clones ?
Nous sommes tous, aussi, à des degrés divers et plus ou moins visibles, des éclopés de la vie.
Et puis, au sein de Natmur comme dans tous les autres environnements (naturistes et textiles), il n'y a pas de femme parfaite et aucun top-model-photoshopé.

Soyez de toute façon assuré(e) que, comme les trop gros(ses), comme les trop maigres, comme les trop petit(e)s, comme les trop grand(e)s, vous serez sans doute bien plus à l'aise parmi les naturistes que parmi les textiles (chez qui l'apparence revêt -c'est le cas de le dire- une importance plus grande : il suffit de regarder les vitrines des boutiques de maillots à l'approche de l'été pour s'en convaincre...). 
Chez les naturistes, la personnalité (autrement dit : la beauté intérieure) a bien plus d'importance que l'aspect physique.

Vous constaterez aussi que, en vous débarrassant de ces quelques centimètres-carrés de tissu, vous susciterez une admiration dont vous n'avez pas idée !

Enfin, n'oubliez pas les deux mots-clés du naturisme : respect et tolérance.

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"Je voudrais bien m'inscrire à Natmur sans mon conjoint qui n'est pas intéressé(e) par le naturisme. Est-ce possible ?"

C'est une autre question récurrente, et plus spécialement masculine. Mais, à Natmur en tout cas, le naturisme est une pratique familiale.
Ça ne veut pas dire qu'on est obligé d'avoir une famille. Ça veut juste dire que, si on en a une, c'est toute la famille qui s'inscrit -et participe aux activités- ou personne. Même si la famille se résume à un couple.
Et ça veut dire aussi que, à Natmur, l'ambiance est familiale.

Et donc, pour répondre à la question : "Non. Ce n'est pas possible à Natmur."

C'est une simple question de respect pour les autres membres, ainsi qu'une marque de respect pour votre conjoint. Et c'est, également, une question de bon sens.

Vous devez dès lors régler cette question au sein de votre couple. Et voici, pour vous aider, la réponse envoyée à un mari qui nous posait la question d'une affiliation en solo :

Le mieux est de convaincre votre femme d'abord.
Nous partons du principe qu'elle n'est pas pudique avec vous (sinon, c'est pas gagné, de fait...).
 
Vous pourriez, par exemple, aller un jour à deux dans des thermes mixtes (avec une partie textile et une autre naturiste).
Vous allez d'abord chez les textiles, puis, au bout d'un (long) moment (ou lors d'une autre visite), vous lui proposez d'aller visiter la partie naturiste: "Cette partie-là est plus jolie, paraît-il, et j'ai envie de nager tout nu. Mais, toi, tu ne seras pas obligée de te mettre toute nue".
 
La seule différence entre les deux parties, pour elle, c'est qu'elle n'aura pas de maillot sous son peignoir de bain (elle pourra même enlever son maillot dans une des cabines dispersées au milieu des vestiaires communs). 
Elle ne sera même pas obligée d'enlever ce peignoir pour se balader dans la zone naturiste (où beaucoup de naturistes font pareil entre deux activités), mais elle devra l'enlever si vous lui communiquez votre envie et votre plaisir de nager ou faire un sauna tout nu.
 
Mettez-vous nu le premier. 
Nagez nu sous ses yeux, au milieu d'autres gens: ça l'habituera à la nudité partagée.
Allez un peu au sauna, un peu au hammam, au jacuzzi, ...
 
Surtout, ne la forcez à rien! 
Ne lui proposez même pas de se déshabiller.
Ne faites même aucun commentaire du genre "Whouaw ! C'est super, tu devrais essayer !"
Il faudra que ça vienne d'elle-même. 
Et ça viendra la première fois, ou la deuxième, ou..., ou jamais.
 
Mais quand elle l'aura fait (si elle le fait un jour), je suis prêt à parier qu'elle se demandera comment elle a pu se passer de ce plaisir aussi longtemps et qu'elle rira de son ancienne pudeur.
 
Je vous recommande, par exemple, les Thermes Boetfoort, à Melsbroek, qui se prêtent très bien à cet exercice.
Vous pouvez même y louer un sauna privatif, pour faire du "naturisme à deux" (ce qui n'a rien de naturiste, mais soit).
 
Sinon, une plage déserte peut faire l'affaire pour les premiers pas naturistes, mais c'est plus difficile à trouver. Et ça enlève le côté social de la nudité partagée avec des inconnus...
 
 

"Nudisme ou naturisme : c'est quoi la différence ?"

Il n'y a pas réellement de consensus sur les définitions -ni sur les nuances entre ces deux mots. Sans doute que les académiciens ne sont ni nudistes, ni naturistes... Et puis, au fond, est-ce vraiment important ?

Ceci dit, dans les deux cas, on parle d'une pratique de la nudité au milieu d'autres, connus ou pas, sans connotation sexuelle.
Mais on peut certainement aller un peu plus loin pour différencier ces deux termes, qui ne sont pas synonymes :

Certains disent que, pour les nudistes, la nudité est un but en soi (ils pratiquent une nudité utilitaire, en quelque sorte) alors que, pour les naturistes, la nudité est un moyen (entre autre d'entrer en communication avec les autres, d'égal à égal). 
Autrement dit, les nudistes pratiquent, certes, la nudité en commun, le plus souvent uniquement à l'extérieur, mais seulement pour certaines activités, essentiellement nager et/ou bronzer. Une fois ces activités terminées, ils se rhabillent : la nudité n'est plus utile, plus nécessaire.
Les naturistes pratiquent aussi, évidemment, la nudité en commun. Cependant, dès que le temps et les lieux sont propices, ils se mettent nus pour s'adonner à toutes sortes d'activités : pour nager et bronzer, certes, mais également pour se promener, lire, jardiner, bricoler, faire de la poterie ou de la peinture, écouter ou jouer de la musique, papoter, faire leurs emplettes, cuisiner, manger ... ou simplement pour ne rien faire. Bref, ils vivent nus dès que c'est possible.

Un exemple concret, et vécu, pourra mieux faire comprendre la nuance entre nudisme et naturisme : dans un village de vacances où "la nudité est recommandée", certains Allemands ou Nordiques (il paraît que c'est culturel si pas atavique) ne se déshabillent que pour nager et pour bronzer, et se rhabillent -la plupart du temps d'un simple short pour les hommes et d'un paréo pour les femmes- pour vaquer à leurs autres occupations. Ils pratiquent donc une forme publique de nudité utilitaire (celle que l'on pratique pour prendre sa douche ou son bain à la maison). On les qualifiera donc de nudistes.
Dans ce même village de vacances, les "vrais" naturistes vaquent à toutes leurs occupations nus, du matin au soir, pour autant que la météo le permette.

Tant que les nudistes sont minoritaires, ça ne pose pas de problème. Mais s'ils deviennent majoritaires, les naturistes ne se sentiront plus aussi à l'aise quand ils iront, par exemple, faire -tout nus- leurs courses à la supérette. 
C'est là que la tolérance montre ses limites car le danger existe que ce centre de vacances passe insidieusement d'un lieu où le port de vêtements est accepté ("clothing optional", disent les anglophones, ce qui signifie bien que la nudité est la norme) à un lieu où la nudité est acceptée ("nudity optional", ce qui démontre que le vêtement est devenu la norme). 
C'est pourquoi, à Natmur, nous sommes particulièrement vigilants sur la pratique effective de la nudité, dès que la météo et les lieux la permettent.

Esparon nuebEn allant un pas plus loin, on peut dire qu'une famille qui, le soir, dans une crique discrète, va nager "en habits de soleil" pratique le nudisme familial.
Cette même famille se déshabillant sur une plage, libre (où se côtoient textiles et culs-nus) ou réservée, pratiquera le nudisme social (c'est aussi le cas d'un couple qui ne pratiquerait la nudité en commun que dans des thermes, par exemple).
Si cette famille exerce à la maison et dans son jardin toute une série d'activités domestiques dans le plus simple appareil, on pourra dire qu'elle pratique le naturisme familial.
On peut voir ces trois formes de nudité partagée comme autant d'étapes vers le naturisme social que cette famille pratiquera quand elle vivra nue, du soir au matin, au sein d'un centre de vacances, par exemple. 

Pour conclure, on peut donc considérer le nudisme, familial ou social, comme un possible premier pas vers le naturisme...

(mais tout ceci n'engage que l'auteur de ces lignes)

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"Je suis célibataire, divorcé(e), veuf(ve). Ma demande d'affiliation sera-t-elle acceptée ?"

Les demandes de personnes "isolées" (célibataires, divorcé(e)s, veufs ou veuves) seront examinées de façon particulière, en vue de respecter au sein du club un équilibre "hommes-femmes" (nous essayons de rester à maximum 55% d'hommes pour 45% de femmes).
Ceci est particulièrement vrai pour les hommes seuls, desquels émanent la majorité de ces demandes d'affiliation individuelle.

En ce qui concerne les femmes seules, susceptibles de rééquilibrer la balance, elles sont toujours les bienvenues pour autant qu'elles répondent aux critères généraux d'acceptation ! 
Et qu'elles ne craignent pas d'être harcelées ni même simplement observées comme des proies potentielles : nous tenons beaucoup, à Natmur, à l'esprit de bonne camaraderie, au climat de confiance et de bonne tenue. Si bien que quiconque se rendrait coupable du moindre écart serait immédiatement exclu.

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"Le naturisme en Belgique, c'est une blague ?"

Beaucoup de personnes s'imaginent qu'il est impossible de conjuguer naturisme avec météo belge.
Elles se trompent lourdement !

naturiste en belgique une journée chasse lautreAucun(e) Belge ne va à la piscine tout au long de l'année ?
Aucun(e) Belge n'installe une piscine pour ses gosses aux premiers rayons de soleil ?
Aucun(e) Belge n'attend impatiemment de pouvoir enlever une couche de vêtements pour aller se balader, pour faire du shopping ?
Aucun(e) Belge ne se met en tenue (très) légère à la côte, dans son jardin ou sur sa terrasse dès les premier beaux jours et à chacun de ceux-ci ?

On pourrait multiplier les exemples qui démontrent que, même s'il est vrai que les occasions sont moins fréquentes que dans le Sud de la France ou qu'en Espagne, il est tout à fait possible de pratiquer le naturisme en Belgique. A l'extérieur quand la météo se fait complice (y compris à la mer du Nord, sur la plage de Bredene où sur celle de Cadzand aux Pays-Bas, toute proche ; sans parler des magnifiques jardins qui jouxtent la plupart des thermes) et à l'intérieur quand le temps est moins clément (thermes, piscines couvertes, etc.).

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"Le naturisme, c'est réservé aux écolos, aux non-fumeurs, aux buveurs d'eau, aux végétariens, etc. ?"

Le naturisme n'est réservé à personne.
Et donc, chacun est bienvenu et accepté, avec ses richesses et ses faiblesses. Dans les limites de la décence et des bonnes mœurs, cela va sans dire.

Ceci dit, on veille bien sûr à respecter la nature et les autres, ainsi que soi-même. On essaie donc, autant que faire se peut à notre petite échelle, de ne pas adopter de comportement potentiellement nocif ou dérangeant pour nous-mêmes, pour les autres et pour notre environnement.

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"Devrai-je me mettre nu(e) dès la première visite ?"

Ce n'est pas juste en regardant d'autres personnes skier ou faire de la voile que vous saurez si vous-mêmes aimez skier ou faire de la voile, pas vrai ?
Et donc, oui, même quand c'est une première visite et pour autant que les circonstances (dont la météo) le permettent, on se met tout(e) nu(e) comme les autres naturistes. Car on est là pour essayer et pas pour regarder les autres pratiquer ce qui nous tente (ce qui ne nous apprendrait rien sur nous-mêmes...).

"Oui, ok, j'ai bien compris. Et ça ne me pose pas de problème. Mais ma femme (ou mon mari) n'est pas vraiment chaud(e) et c'est donc pour lui (elle) que je pose la question."

Et bien, désolé, la réponse est la même. Relisez d'abord ci-dessus la phrase "le naturisme est une activité familiale", ce qui signifie bien qu'on le pratique en couple ou en famille et donc aussi, bien sûr, qu'on se met tous nus !
C'est une simple question de respect envers les autres. Et c'est, également, une question de bon sens.

Néanmoins, Natmur est prêt à accepter que les dames qui accompagnent un partenaire convaincu -et, a priori, uniquement celles-ci- gardent un slip de bain -et uniquement un slip de bain- lors de leurs premières venues à la piscine (et à la stricte condition de l'enlever au plus tard lors la troisième activité à laquelle elles participent). 
Nous ne pouvons évidemment pas garantir qu'elles ne se sentiront pas, ainsi vêtues, en décalage au milieu de tous ces naturistes, et plus mal à l'aise, en fait, que si elles étaient elles-mêmes nues. 
bikini qui seche au soleil carréQu'elles se rassurent toutefois : personne ne leur arrachera ce lambeau de tissu. Ce sera à elles de décider de l'endroit et du moment propice à l'abandon de celui-ci. Elles ressentiront alors, au pire, 10 secondes de gène avant de découvrir le bonheur de nager nue, de se doucher nue, de se sécher nue, de se balader nue, sans que ça n'offusque personne ni que ça ne soulève la moindre réaction hostile ou déplacée.
Toutefois, si, dans le délai spécifié, il leur est impossible d'accéder à ce que nous considérons être une sorte de nirvana, nous le respecterons et attendrons le même respect de leur part, respect qui se traduira, pour elles comme pour leurs conjoints, par un abandon pur et simple de la procédures d'affiliation à Natmur. 

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"Naturisme, exhibitionnisme, voyeurisme, libertinage... Quel est le rapport ?"

Dans quasiment tous les reportages sur le naturisme, une partie -plus ou moins importante- est consacrée au Cap d'Agde, une villégiature prétendument naturiste au bord de la Méditerranée, surtout réputée pour ses excès et ses débordements.
Ça s'explique assez facilement : d'un côté, ces reportages attirent les spectateurs (ou font vendre du papier) et, de l'autre, les estivants qui choisissent ce genre de destination sont largement plus exhibitionnistes que la grande majorité des naturistes. Autrement dit, l'offre et la demande se rejoignent et business is business...

C'est regrettable, mais c'est ainsi.
Et c'est en grande partie de là que viennent les amalgames et les confusions. Car le Cap d'Agde et les autres endroits qui allient nudité et libertinage ne représentent absolument pas ce qu'est le naturisme, en tout cas pas celui que nous prônons et pratiquons à Natmur comme dans beaucoup d'autres clubs et comme dans la grande majorité des centres de vacances.

Nous ne jugeons pas celles et ceux qui apprécient ces endroits et/ou ces pratiques. Mais nous insistons sur le fait qu'il n'y a aucun lien obligé entre le naturisme, l'exhibitionnisme, le voyeurisme, le libertinage, l'échangisme, etc.

Notre club ne fait en tout cas pas partie de cette tendance et nous vous renseignerons volontiers sur les endroits à éviter si ce n'est pas votre tasse de thé non plus.
Si, par contre, c'est cette dimension du naturisme qui vous tente, nous ne portons aucun jugement ("Chacun fait, fait, fait, c'qu'il lui plait, plait, plait...") mais nous insistons sur le fait que ce n'est pas à Natmur que vous trouverez ce que vous cherchez.

Par ailleurs, tout membre de Natmur qui, dans le cadre des activités du club, se comporterait de manière inappropriée se verrait retirer immédiatement sa carte de membre (et les accès qui y sont liés) et serait aussitôt signalé à la Fédération Belge de Naturisme (qui répercute ces informations au sein des autres clubs, belges et étrangers, ainsi qu'aux villages de vacances reconnus par la Fédération Naturiste Internationale). De tels comportements peuvent en outre conduire Natmur à déposer plainte auprès des autorités civiles.

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"Puis-je prendre des photos?"
"Est-ce que je risque d'être pris(e) en photo?"

P1010744bflEn ce qui concerne les photos, les règles de la vie courante sont d'application par défaut lors des activités organisées par Natmur et/ou ayant lieu sur son terrain.
Il est donc interdit de prendre des photos de personnes à leur insu et/ou sans leur consentement préalable, et ceci est valable qu'elles soient nues ou habillées. A défaut, ce serait assimilé à du voyeurisme et punissable.

Dans le cadre des activités organisée par Natmur (et ceci vaut pour organisées par la FBN ou la LFN), il se peut qu'un photographe -et un seul, accrédité par le CA ou les organisateurs- soit présent. 
Les photos prises pourront servir à la communication interne (illustration de Niouzes natmuroises, distribuées exclusivement aux membres) ou externe (site, brochures, page Facebook...). Il s'agit, dans la grande majorité des cas, de plans larges.

Par défaut, les photos utilisées dans le cadre de la communication interne  de Natmur ne sont pas floutées. Ces photos ne peuvent en aucun cas être diffusées en dehors du Natmur, que ce soit dans le document d'origine ou séparées de celui-ci.
Par contre, les photos utilisées dans le cadre de la communciation externe de Natmur sont systématiquemet floutées de sorte qu'aucune personne ne soit reconnaissable.

Par ailleurs, toute personne présente lors d'une activité peut demander, en début d'activité, au photographe, à ne pas figurer sur les photos, quelle que soit la destination de celles-ci et ce sans devoir se justifier d'aucune manière. Cette possibilité est en principe rappelée au début de chaque activité. Comme il n'y a jamais qu'un photographe, il est en outre assez facile pour ces personnes de veiller à ne pas se trouver dans le champ. Elles peuvent aussi, en plus, se signaler visuellement (par exemple un foulard ou un chapeau rouge).
De telles personnes qui figureraient malgré tout sur un cliché rendront la photo caduque (sauf si elle peut être recadrée). Dans le pire des cas, si la photo présente un intérêt particulier, ces personnes seraient non seulement floutées mais également masquées.

"Les enfants ne sont-ils pas perturbés par le naturisme ?"

Ici aussi, la réponse est nuancée.

Françoise Dolto, une célèbre pédopsychiatre, disait qu'un enfant qui ne voit que ses parents nus, à la salle de bain par exemple, peut développer des troubles de l'estime de soi ("je ne suis pas aussi beau que papa ou maman, je n'ai pas de poils comme eux, etc.."). Ses parents sont son seul univers et il manque donc d'autres points de comparaison.

Emmener un(e) adolescent(e) ou un(e) pré-ado pour la première fois sur une plage (ou, a fortiori, dans un centre) naturiste risque aussi de générer des soucis, surtout si on l'oblige à se déshabiller entièrement. Et même parfois si on se contente de lui imposer la vue de ces corps nus auxquels il ou elle va forcément se comparer. De toutes façons, il ne faut en aucun cas lui laisser la surprise de la destination (autrement dit, il faut le ou la prévenir), et en aucun cas l'obliger à quoi que ce soit en ce domaine (autrement dit, il faut lui laisser le choix d'accompagner ou pas, de se déshabiller ou pas).

sablière par camille smallPar contre, un enfant qui a été habitué, dès son plus jeune âge, à vivre nu au milieu d'autres gens nus, en ce compris des enfants de son âge, ne souffrira d'aucun malaise vis-à-vis de sa nudité ou de celle des autres.
Au contraire, et c'est de nouveau Françoise Dolto qui le signalait, à force de croiser des gens nus de tous âges et "de toutes formes", l'enfant va pouvoir se construire une image mentale de sa propre évolution : je suis petit(e), donc je n'ai pas de poils ; quand je serai plus grand(e), j'en aurai d'abord un peu et puis de plus en plus ; si je suis une fille, mes seins vont commencer à grossir quand j'aurai à peu près douze ans, d'abord un peu, et puis un peu plus, et puis, plus tard, ils tomberont un peu ; et puis un jour, fille ou garçon, ma peau va commencer à se rider de partout, mais je serai toujours aussi beau (belle)...
Aussi, à force de côtoyer tant de gens si différents, il va mieux accepter son propre corps, ses propres différences et singularités. Et il sera, in fine, bien mieux dans sa peau qu'un enfant élevé dans un contexte de pudeur. Et il conservera cet avantage toute sa vie !

Petite mise en garde quand même : de tels enfants trouvent le naturisme tellement évident et... naturel qu'ils s'imaginent que tout le monde le pratique. Et, donc, ils en parlent autour d'eux librement. A l'école, par exemple. 
peau neuve couv JIR 721288 0Avec les conséquences qu'on peut imaginer (lire à ce sujet l'excellente bédé "Peau neuve", d'Elise Griffon).
Il convient donc de leur expliquer, dès qu'ils peuvent le comprendre, que tout le monde ne passe pas ses vacances de cette façon ; que certaines personnes pensent que la nudité (a fortiori exposée) n'est pas saine, pas normale, voire carrément pas propre. En précisant que ces gens ne savent probablement pas de quoi ils parlent.
Peut-être pourra-t-on leur dire (avec des pincettes) que c'est un secret qu'on garde entre naturistes... Mais là, il nous semble que c'est potentiellement dangereux ("Qu'il y a-t-il à cacher dans ce qui me semble tellement naturel ? Suis-je né dans une famille anormale ?").
Il faudra donc aussi leur expliquer et leur apprendre à gérer cette "pudeur à deux vitesses" : la "pudeur naturiste" (qui n'est pas une absence de pudeur pour autant) et la "pudeur textile".

Ceci dit, même chez les enfants qui ont été habitués très tôt au naturisme, la période de l'adolescence est une période critique à ce niveau. La plupart n'accepteront plus de se déshabiller en public, ou alors, parfois, juste pour nager. Les filles porteront alors un léger paréo, parfois juste au niveau des hanches, et les garçons enfileront un short.
Rien ne sert, bien au contraire, de les brusquer, de les obliger à se mettre nus. Ils doivent renaître par eux-mêmes au naturisme, exactement comme ils doivent renaître à la vie en général. C'est un chemin que certains feront, plus ou moins rapidement. Et que d'autres ne feront jamais, ce qui est leur droit puisqu'ils deviennent maîtres de leur propre vie...

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"Le naturisme, ça me tente. Mais comment savoir si ça me plaira ?"

tomate a farcirDes photos ou des mots sont incapables de faire ressentir le goût d'une tomate à quelqu'un qui n'en aurait jamais mangé.
Ce n'est qu'après y avoir goûté qu'il ou elle saura si elle en apprécie la saveur, la texture, le parfum.

C'est pareil pour le naturisme : c'est seulement après avoir goûté au plaisir de vivre nu au grand air, en toute simplicité, en présence de parfaits inconnus, qu'on pourra dire "j'aime" ou "je n'aime pas".

"Si le soleil tape dur, puis-je porter un chapeau ? Un t-shirt ? Un paréo ?"
"Si le temps fraîchit, puis-je enfiler un t-shirt ? Un pull ? Un pantalon ?"
"Pour jouer au volley (ou au badminton, ou au tennis, ou pour faire un jogging, ou... ), puis-je garder des chaussures ?"

Il y a en effet des moments où, même chez les naturistes, il est bon de se protéger un minimum.
Donc, oui, pour éviter un coup de soleil ou une insolation, on peut porter des vêtements de protection. Et, oui, pour éviter de s'enrhumer, on peut aussi se couvrir. Dans les deux cas, vêtir seulement le haut suffit la plupart du temps.

Et pour les activités sportives, qui vont du jogging à la pêche en rivière, il est évident qu'on a parfois besoin d'un minimum d'équipement. Il n'est pas rare, d'ailleurs, de voir les femmes naturistes enfiler juste un soutien-gorge pour s'adonner à un sport qui "secoue". 

Sachez aussi qu'à la piscine réservée à Natmur tous les samedis soir de septembre à juin, personne n'est entièrement nu : le port du bonnet de bain y est en effet obligatoire !

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"Que dira-t-on de mes formes ?" (bis)

Capture plein écran 16062016 111605.bmp

Voici une anecdote qui en étonnera plus d'un. Dans son petit livre "En habit de soleil" (1991), Roger Polvé, longtemps animateur en centres naturistes, relate un échange qu'il a avec la maman d'un des petits membres de sa chorale d'été :

- Chère amie, je suis désolé, vraiment désolé, mais votre petit garçon chante faux...
- Roger, moi aussi, je suis désolée, mais vous devriez porter de puissantes lunettes... Jusqu'à ce jour, ce petit garçon est une petite fille, et reconnaissez qu'en milieu naturiste, une telle confusion n'est guère permise...

Aussi gros et invraisemblable que ça puisse sembler à qui n'a jamais pratiqué le naturisme "social", ce témoignage demontre que le regard des naturistes n'est pas un regard appuyé, partiel, détaillant une zone du corps en particulier. C'est, au contraire, un regard qui englobe la personne dans son intégralité. Et qui peut faire louper quelques détails...

Ca se fait naturellement, par pudeur parfois, par respect de l'autre certainement. Et puis, aussi -sinon surtout- par "échange de bons procédés". Je regarde l'autre comme j'aimerais qu'il me regarde : avec bienveillance, dans ma globalité (physique et morale), sans sous-entendu dans le regard. 

Maintenant, ne nous faites pas dire ce que nous n'écrivons pas : nous ne sommes pas non plus des aveugles ni des tartufes, et encore moins des saint(e)s. Et donc, bien sûr, que l'on soit homme ou femme, il y a des moments où on se dit : "Quelle jolie femme ! " ou "Quel bel homme !". Exactement comme quand on se balade dans la rue. 

"Ça ne signifie pas qu'il faut s'interdire d'apprécier la plastique des corps, comme on peut apprécier les personnes habillées, les paysages, la mer et les oiseaux. Mais cela se fait dans la bienveillance et la sérénité. La vue habituelle de la nudité apaise les sens, appelle au respect mutuel et à l'humilité."

(extrait de "Se mettre à nu : une expérience libératrice et harmonisante")

Et, pour conclure sur ce sujet, voici une autre anecdote rapportée par France Guillain (navigatrice et célèbre auteure naturiste) et qui illustre combien le dévêtu est bien moins excitant que le (demi-)vêtu : deux ados sont au bord de la piscine et voient arriver une jeune fille aussi nue qu'ils sont nus.

- "Whouaouah ! T'as vu la nana ? Quel canon !", dit le premier.
- "Et encore, tu ne l'as pas vue habillée !", lui répond le second...  

Lire aussi : "Je suis naturiste... mais pudique : la séduction se fait plutôt le soir, quand on est vêtu"

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"Faut-il prendre des précautions particulières la première fois qu'on fait du naturisme ?"

Sachez d'abord que, si vous exposez certaines parties de votre corps pour la première fois au soleil, et a fortiori si celui-ci est vigoureux, celles-ci vont cuire bien plus vite que les autres. Il est très courant de voir des novices encore bien pâles arborant un "maillot de peau" rouge pétant (c'est même à ça qu'on reconnait les nouveaux convertis) !

Donc, protégez bien ces parties plus sensibles ! Ceci concerne essentiellement le sexe, les fesses et le haut des cuisses pour tous, ainsi que les seins pour les dames n'ayant jamais ou rarement bronzé en monokini : tartinez généreusement ces zones avec un produit assurant une protection élevée. Et n'hésitez pas à renouveler régulièrement les applications ; pensez aussi à le faire immédiatement après vous êtres baignés (c'est valable pour tous et pour tout le corps).

Sachez aussi que, quand on passe du temps en milieu naturiste, il y a un accessoire indispensable, à ne jamais oublier : la serviette de bain !
Même quand on ne va pas nager, celle-ci est très utile : on la pose partout où on s'assied... avant de s'asseoir.
Pourquoi ? Simplement par précaution, pour assurer en toutes circonstances propreté et hygiène !
Evidemment, un paréo ou tout autre morceau de tissu peut faire l'affaire.

Ceci nous amène à aborder le point suivant.

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"Tous ces gens nus, partout, tout le temps, n'est-ce pas contraire à l'hygiène ?"

Beaucoup de textiles se posent la question de l'hygiène en milieu naturiste.
Il est vrai que notre éducation nous a appris que "ces zones-là" sont sales...

Une des remarques qui reviennent le plus souvent à ce sujet concerne les naturistes qui font leurs courses en tenue d'Adam et Eve : "Quand même, ces sexes nus au ras des cageots de légumes, c'est pas top !".
On peut doublement rassurer celles et ceux qui pensent cela : d'une part, les zones les plus porteuses de germes ne sont pas les parties génitales ou anales, mais bien les mains (ceci est amplement démontré dans de nombreuses études scientifiques) ; d'autre part, les naturistes sont comparativement plus propres que les textiles, y compris et a fortiori dans ces zones suspectes qui, chez eux, sont exposées.

On se doute par contre que les textiles ne sont pas tous toujours propres et hygiéniques sous leurs maillots. Si bien que, pour que nous leur accordions un avantage sur ce point, il faudrait nous démontrer que les germes (dont ils entretiennent le développement à l'insu de leur plein gré) ne risquent pas de franchir la barrière du tissu qu'ils portent. 

Or, il faut d'une part se souvenir que la combinaison humidité + chaleur est favorable au développement des microbes en tous genres. Le port d'un maillot, qui est, par définition, mouillé par l'eau et qui garde ensuite longtemps son contenu humide et chaud, favorise donc la prolifération microbienne.

D'autre part, virus et autres bactéries peuvent se disperser allègrement à travers les mailles, aussi serrées soient-elles : pour information, la taille d'un virus est de l'ordre de 0,17 à 0,30 microns et celle des bactéries se situe entre 0,20 et 10 microns ; par comparaison, la maille pourtant serrée du nylon laisse des "trous" de 25 à 2.000 microns, autant dire un boulevard pour ces germes... 
C'est entre autre pour cette raison d'hygiène potentiellement déficiente (mais aussi pour de simples raisons de propreté) que de nombreuses piscines interdisent le port du bermuda (qui a peut-être aussi été porté dans d'autres circonstances, pendant plusieurs heures, et peut donc être non seulement contaminé mais également tâché, souillé, etc... à l'extérieur comme à l'intérieur).
Cette interdiction n'a pourtant pas cours dans les supermarchés ni ailleurs, alors que le risque de dissémination des germes à travers le tissu ne peut y être exclu. 

Bref, il n'y aucune raison de penser qu'il est moins hygiénique de faire ses courses nu que de les faire habillé.
Nous venons même de démontrer le contraire !

Sachez par ailleurs que, à l'origine, bien avant donc de devenir le mouvement hédoniste qu'il est aujourd'hui, le naturisme était un mouvement ouvertement hygiéniste : on le pratiquait donc essentiellement pour des raisons sanitaires, sinon médicales !  

livre Ile naturistesDans le sillage de la littérature hygiéniste des Lumières, défendant l’idée selon laquelle le contact direct avec les éléments est nécessaire au recouvrement et à l’entretien de la santé, Marcel Kienné de Mongeot (1897-1977) a développé, entre les deux grandes guerres mondiales, le concept et la pratique de la gymnosophie (la sagesse nue), prélude au naturisme. Quand on s'intéresse un peu plus à ce père fondateur du naturisme, on comprend qu'il avait une réelle pensée globale, écologique, sociale et politique, dans le sens noble de ce dernier terme. Ses écrits annoncent les maux dont souffre notre monde actuel. Refusant de dissocier naturisme et Eros, De Mongeot avait aussi une vision assez libertaire du naturisme et se rebiffait contre les "naturistes asexués" («Présenter la nudité en commun comme une manière de castration psychologique est proprement aberrant.» ; «Il est encore plus anti-naturel de boire un -même pas deux !- verre d’alcool que de se livrer aux jeux de l’amour ! Même avec excès !»).
A la même époque, les frères Gaston (1887-1971) et André (1896-1979) Durville, tous deux médecins, ont également été à l'origine du développement du naturisme en France, dans le deuxième tiers du XX° siècle, en temps que méthode thérapeutique. Après avoir créé l’île de Physioloplis (ville du corps) à Villennes-sur-Seine (région parisienne) en 1928, ils ont transformé, en 1932, l’île du Levant, jusque là pénitencier pour enfants, en Héliopolis (ville du soleil), un lieu de "cures d'air et de soleil", dont ils ont étudié et décrit les bienfaits.
Et, puisqu'on évoque ici la mémoire des pères fondateurs, on ne peut passer sous silence Albert Lecoq (1905-1969) et son épouse Christiane (1912-2015). Ce sont eux qui ont popularisé le naturisme en le faisant sortir de son ghetto médico-élitiste. Ils ont aussi créé le magazine "La vie au soleil" (1949), la Fédération Française de Naturisme (février 1950), le Centre Héliomarin (CHM) de Montalivet en Gironde (juillet 1950) et la Fédération Naturiste Internationale (1953).

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"La nudité permanente ne tue-t-elle pas le désir ?"

C'est un fantasme récurrent chez ceux qui parlent des naturistes (sans en connaître aucun) et/ou du naturisme (sans l'avoir jamais pratiqué) : à force de se voir tout le temps tout nu, les naturistes ne se désirent certainement plus !
Et il est vrai qu'à la lecture de ce qui est écrit plus haut, on pourrait se poser la question...

On les rassure pourtant immédiatement : il n'en est rien !
Et nous pouvons même affirmer que rien n'est plus aphrodisiaque pour les amoureux que d'avoir côtoyé son ou sa partenaire nu(e) toute la journée...

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On peut d'ailleurs aussi leur retourner la question : est-ce que voir leur femme en maillot -ou bikini, ou monokini- tue leur désir ?
Et quand, en vacances, leur conjoint se rhabille au retour de la plage, n'apprécieraient-ils pas que les (sous-)vêtements ne chevauchent pas, tant bien que mal, les marques blanches d'un maillot ?
Ou bien, quand ce conjoint se déshabille devant eux, pour se doucher ou se coucher, ne se réjouiraient-ils pas ne pas voir ces disgracieuses marques de bronzage, faisant tache sur sa peau ?
Nous en connaissons beaucoup, naturistes ou pas, qui ne succombent pas au charme du cycliste nu...

(Les hommes rétorquent alors, en général, que dans une femme comme dans le poulet, c'est le blanc qui est le meilleur)

Mais ce ne sont ici que des arguments émanant d'UN naturiste...

A vous la parole !

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"D'où vient la sensation de chaleur ou de froid ?"
"Qu'est-ce que la thermorégulation ?"

L'enthalpie

La température est une donnée objective, que l'on mesure avec un thermomètre. Pour autant, la sensation de chaleur ou de froid ne dépend pas uniquement de ce paramètre. Il y a, certes, des gens plus frileux que d'autres (sans doute l'épaisseur de la sous-couche de la peau -"qu'en termes délicats ces choses-là sont dites", © Jean-Baptise Poquelin dit Molière- y est-elle pour quelque chose...). On sait aussi qu'un vent frais va diminuer la sensation de chaleur et qu'un vent chaud va l'augmenter. 

Mais un autre paramètre important influence notre sensation : l'humidité de l'air.
Un air à 20°, par exemple, donnera une toute autre sensation s'il est proche de 100% d'humidité relative que s'il est à 50% de ce taux.

C'est quelque chose que l'on connait : en hiver, si on quitte la Belgique où il fait 10° et où il pleut (l'air y est donc saturé en humidité), et que l'on se retrouve à la montagne où il fait -10°, la sensation de froid sera moins importante à la montagne. Pourquoi ? Parce que l'air y est généralement plus sec.

Un autre exemple encore plus parlant : mettez votre main à la sortie d'une bouilloire, quand l'eau bout (et est donc à 100°). Combien de temps pourrez-vous rester ainsi ? A peine une poignée de secondes.
Maintenant, mettez votre main à la sortie de votre sèche-cheveux, réglé sur la puissance maximale :  combien de temps pourrez-vous rester ainsi ? Bien plus longtemps, alors que la température est très proche de 100° !
Bien évidemment, dans le cas de la bouilloire, la température est influencée par le fait que la charge en eau est de 100% (la vapeur) alors que, dans le cas du sèche-cheveux, l'air est sec (autrement dit : 0% d'humidité relative).

C'est la même différence que l'on constate en passant d'un sauna (air chaud et sec) à un hammam (air moins chaud et à 100% d'humidité relative) : la sensation de chaleur est parfois aussi forte dans le hammam.

La sensation de froid ou de chaud est donc influencée par le couple température + humidité relative, couple qui dégage plus ou moins d'énergie. Cette énergie s'exprime en Joule (J) et 1J par seconde = 1 Watt :

- Un air à 20° et 1% d'humidité relative (HR) ne dégage qu'un peu plus de 20 Joules par Litre (J/L)
- Un air à 20° et 100% d'humidité relative dégage pour sa part 68 J/L  

Il faut aussi savoir que la capacité de l'air à contenir de l'eau dépend de sa température : 

- Un air à 10° peut contenir au maximum 9 mg d'eau (sous forme de molécules) par litre, et l'énergie dégagée est alors de 36 J/L
- Un air à 20° peut contenir au maximum 17 mg d'eau par litre, et l'énergie dégagée est alors de 68 J/L
- Un air à 30° peut contenir au maximum 31 mg d'eau par litre, et l'énergie dégagée est alors de 112 J/L

En bref et dit simplement, un air froid et humide semblera plus froid qu'un air froid et sec. Et un air chaud et humide semblera plus chaud (on dira alors qu'il est plus étouffant) qu'un air chaud et sec.
En réalité, nous disons donc  "j'ai chaud" quand de l'énergie est ajoutée à notre corps et "j'ai froid" quand de l'énergie est retirée de notre corps.

Et donc, pour savoir s'il est opportun de se mettre nu en plein air, il ne suffit pas de regarder le thermomètre ! Un hygromètre vous apportera le complément d'information nécessaire pour savoir si vous aurez chaud ou froid.
Et, avec un peu d'expérience et d'attention, on finit par ressentir intuitivement l'énergie présente dans l'air.

Thermorégulation

La thermorégulation est la manière dont notre corps s'adapte aux variations d'énergie libérée par notre environnement, afin d'assurer une température interne constante. Cette température interne doit être, chez l'homme, comprise entre 36° et 37,5°, pour assurer les fonctions vitales.
Pour maintenir cet équilibre, notre corps dispose de plus de 200.000 sondes de température : les thermorécepteurs. Certains, les plus nombreux, détectent le froid et les autres détectent la chaleur. Ils se trouvent soit en profondeur dans le corps (récepteurs centraux) soit en surface au niveau de la peau (récepteurs périphériques). Les récepteurs périphériques sensibles au froid, situés dans l'épiderme (plus proche de la surface, donc), sont 2 à 10 fois plus nombreux (selon les zones du corps) que ceux sensibles au chaud, situés dans le derme (donc, plus en profondeur). C'est un système de régulation extrêmement complexe.

Le tableau suivant, trouvé ici, donne une idée de l'importance des différentes sensations en fonction de la température ambiante : l'inconfort (appelé "douleur" dans le graphique) produit par l'excès de froid ou de chaleur, la sensation de froid et la sensation de chaud. A l'extrême gauche, on ne ressent plus rien car on tombe en hypothermie (fatale si prolongée) et à l'extrême droite on ne ressent plus rien non plus (hyperthermie, potentiellement fatale). D'après ce graphique, la sensation de froid disparaît aux alentours de 33-34° et la sensation de chaud apparaît aux alentours de 30°.

chaud froid

Quand le froid s'installe autour de nous, les thermorécepteurs de froid le détectent. Ils donnent alors le signal au corps de produire de l'énergie (le frisson est une manière de "secouer la chaudière") et de limiter les pertes énergétiques.
A l'inverse, quand on est exposé à des températures plus élevées, le corps va limiter -voire stopper- la production de chaleur et augmenter les pertes (par exemple par la transpiration).

Attention toutefois :

- Le corps ne réagit pas à des températures absolues, mais bien à des variations de température : si on passe d'une plage où il fait 40° à la mer qui est à 24°, l'eau semblera fraîche et le corps générera alors un processus de réchauffement ; par contre, si on passe de la plage à 20° à la mer à 24°, le corps générera un processus de refroidissement, alors que la température de l'eau est la même.
- La vitesse à laquelle se produit un changement de température, l'amplitude de ce changement (différence entre les deux températures) ainsi que la surface du corps stimulée par ce changement influenceront aussi la puissance et la vitesse de la réaction.

Dans la vie courante, le port de vêtements a fait perdre progressivement à l'homme sa capacité à se réguler efficacement : une grande partie des capteurs périphériques n'est plus au contact direct de l'environnement. Chez les naturistes, la thermorégulation redevient plus rapide, plus efficace.

Quels sont, pour l'homme, les impacts pratiques de ces phénomènes ?

Tout d'abord, il faut être conscient que le corps a besoin d'un peu de temps pour organiser sa réaction. Et, comme pour beaucoup d'autres choses, on peut exercer son corps à engager les bonnes réactions.

Si, par exemple, on sent que la fraîcheur s'installe, on a tout intérêt à ne pas se couvrir immédiatement : en attendant un peu, on laisse au corps le temps de "relancer la chaudière". Avec un peu d'habitude et d'exercice, on deviendra progressivement moins sensible au froid. A contrario, en se rhabillant au premier frisson, on va perturber ce système très perfectionné : le corps -dont la chaudière a reçu le signal "en marche"- va commencer à produire de l'énergie ; et, au moment où la chaudière se mettra en marche, on lui enverra un signal "stop" en mettant sa petite laine. Mais, comme il y a un petit délai dans les réactions, on va passer du trop froid au trop chaud. C'est aussi comme ça qu'on s'enrhume !
Le même principe vaut évidemment aussi quand on a un peu trop chaud : plutôt qu'enlever directement une couche, on a tout intérêt à attendre un peu, pour laisser le temps au corps de réguler son climatiseur. 

Un autre exemple très pratique : c'est l'hiver, vous êtes à la maison et vous avez un peu froid. Pour vous réchauffer, vous vous glissez dans un bain bien chaud.
Que va-t-il se passer ? Comme votre bain vous apporte de la chaleur, votre chaudière interne s'arrête et le corps engage le processus de refroidissement. Et, quand vous sortez du bain, ce processus de thermorégulation continue de vous rafraîchir, alors que vous cherchiez à vous réchauffer ! Dans une telle situation, il faudrait au contraire avoir le cran de se faire couler un bain pas trop chaud ou de prendre une courte douche bien fraîche : cela renforcerait le signal "froid" reçu par les capteurs et boosterait la réaction "chaud" du corps.
A l'inverse, en été, pour se rafraîchir, on se glisse sous une douche plutôt froide. Notre corps reçoit donc le signal "froid" et sa chaudière se met en marche pour nous réchauffer : tout le contraire de ce qu'on recherche ! Il faudrait donc, au contraire, prendre une douche plutôt chaude, ce qui donnerait au corps le signal "chaud" et accélérerait le processus de rafraîchissement.

Dans le même ordre d'idée, quand on a froid et qu'on met une couche en plus, le corps coupe la chaudière. Et ça va très bien se passer, sauf pour les parties non couvertes. Si, par contre, on se met nu, le corps va mettre la chaudière au maximum et la chaleur produite va diffuser dans tout le corps, y compris les mains, les pieds et le visage. Mais, c'est vrai, ça prendra un peu de temps, et certainement les premières fois.

Ceux qui, naturistes ou pas, fréquentent des thermes en hiver ont par ailleurs certainement constaté cet apparent paradoxe : même si les températures sont très basses, même si l'extérieur est recouvert de neige, on peut sortir des bâtiments, entièrement nu, sans avoir froid. Ceci s'explique d'une part par la chaleur accumulée lors de passages dans les saunas et, d'autre part, par le fait d'être entièrement nu, ce qui permet au corps de réagir plus vite (tous les capteurs de température sont en contact avec l'air ambiant) et de façon globale (toutes les zones du corps sont exposées de la même manière à la température extérieure).
C'est ce que démontrent les images de Suédois qui se roulent dans la neige en sortant du sauna.
C'est aussi ce qui explique le côté tonifiant d'une douche froide en sortant du sauna : "ça fouette le sang", dit-on. Autrement dit, ça stimule la circulation qui est un des vecteurs importants de la thermorégulation et de la répartition uniforme de notre petite clim' personnelle.

En savoir plus sur la thermorégulation

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